Diaporama

jeudi 29 avril 2010

De Bondi à Coogee

Ce matin nous avons la joie de trouver le frigo à 4°C, du jamais vu, les 2 parties marchent bien pour la première fois, on ne sait pas si c’est l’inclinaison ou la position du bouton, avant le max il y a un clic qui semble signifier qu’il y a un bug. Wayne nous dit de préparer le camion au cas où il est du temps pour le préparer, on est donc plein d’espoir.
9h, nous prenons le bus jusqu’à la gare (maintenant qu’on a découvert ça on fait les fainéants) puis le train jusqu’à Bondi Junction puis le bus jusqu’à Bondi Beach, 2h en tout… A 11h on commence donc l’Ocean Walkway, que l’orteil guéri de John nous permet de faire. On passe de baie en baie, plus belles les unes que les autres, sous un soleil magnifique avec un petit air pour ne pas avoir trop chaud, le rêve ! Difficile de dire qu’elle a été notre baie préférée mais on en a pris plein les yeux.
Une fois à Coogee on se cherche à manger, avant de reprendre un bus pour Circular Quay. Sur le chemin on passe en ville, et même si on n’est pas fan, il faut avouer qu’elle en jète cette city. Buidings de verre à côté de vieux immeubles restaurés en hôtels ou restaurants ultra chics. Puis on prend notre ferry remontant la rivière, histoire de voir côté ouest. Et ça en jète aussi, toutes ces maisons neuves pour la plupart, avec parfois bateau à quai au bout du ponton privé. Beaucoup d’espaces verts aussi, beaucoup d’argent quoi ! Et ces écoliers qui rentrent après les cours en ferry, si c’est pas énorme… Si on avait eu à choisir on aurait mis Sydney en capital… Désolés pour Melbourne.
Une fois à Meadowbank (juste avant le Sydney Olympic Park, dommage) on passe du ferry au train direction Miranda dans l’espoir de voir Wayne avant qu’il parte. Mais à 18h05 plus personne au garage, dommage. En plus le camion n’a pas bougé d’un poil donc le remontage non plus, snif snif… On va se prendre une douche chaude au camping, on se fait une bonne salade composée, sauce au miel, ça fait du bien de manger un peu sain et pas cher. Lecture et écriture avant de s’endormir. On ne sait pas si c’est la fraicheur, le bruit matinal, les mousses qui se creusent ou l’inclinaison du camion (uniquement sur le côté maintenant) mais les nuits ne sont pas si reposante que ça…

Au fait on souhaite un joyeux quart de siècle à nos trois alcolites Rom, Jo et Oliv.
Bisous à tous et à la prochaine...

Mackenzies Bay, Tamarama et Bronte Beach


Tamarama Beach, l'une des plus belles de la promenade

Tamarama sous un autre angle


Piscine d'eau de mer à Bronte


Architecture de bord d'océan


Petit aperçu du chemin à emprunter


Waverley Cemetery, ou comment faire perdre des cheveux aux agents immobiliers


Toyota Coaster, notre nouvelle acquisition... en rêve...


Clovelly Bay, quand on vous dit qu'ils aiment les piscines d'eau de mer


Et enfin, Coogee Beach

mercredi 28 avril 2010

Bodyboard à Cronulla

Levés à 8h, on prend des nouvelles de notre culasse, mais même si ça a l’air bon, Wayne nous donnera plus de nouvelles ce soir. Il nous fait remplir une fiche de renseignement, normal, mais demande aussi une signature, pas trop normal… On lui fait confiance, l’avenir nous dira si on a eu raison.
On décide de faire simple aujourd’hui, plage et bodyboard à Cronulla, le bus qui passe juste devant le garage nous y amène justement. Aujourd’hui les vagues sont grosses. Après un petit temps d’observation, on décide de se baigner sans la planche. On prend quelques vagues et on se retrouve un peu loin de la côte. On a beau nager pour y revenir, rien n’y fait… Pas de panique, on ne s’épuise pas et on se laisse porter par le courant. Bon on se rapproche un peu des rochers et on se fait valdinguer par une grosse vague, mais c’était juste pour nous faire une petite frayeur ! En fait la marée est descendante ce qui crée un gros rip à cet endroit. On sort de l’eau bien content, une petite douche fraiche pour oublier tout ça.
John a quand même envie de bodyboarder donc il va bien plus loin pour éviter les courants. Je regarde mon Amour au large, avec les autres Brice De Nice, attendre la vague souvent, plonger dessous la plupart du temps et se faire rétamer quelque fois. Il faut dire que certaines font plus de 2m. Parfois il prend la vague comme il faut, joliment glisser, et ressort avec un air tout heureux à la recherche de mes applaudissements. Je teste un peu, j’adore la sensation de glisse, mais pour moi le passage sous les grosses vagues est trop violent.
Et puis plein d’enfants arrivent, en fait il est 13h et les cours de l’après midi semblent se passer sur la plage : body, discours d’un Ranger, bref il y a des ados partout ! Je sors vite de l’eau pour écrire un peu. Vers 14h on décide d’aller manger un bout avant de rentrer. On opte pour des sandwichs arrangés et joliment servis. Pour le dessert John s’achète un magnum et je me fais servir un chocolat chaud, ça ma faisait envie leur choco mousseux, ben c’est bien bon !
On cherche des palmes, mais rien à moins de $50 ici… tan pis il faut vraiment qu’on trouve des occasions sur internet. En rentrant on discute avec Wayne, le radiateur est ok, il l’a testé et repeint ; la culasse revient demain mais on n’a pas compris s’ils ont du la ralligner ou pas, important car ça peut changer le prix… Lui n’arrête pas de nous dire « no stress » mais toujours pas de chiffre précis, il veut attendre la note de la culasse. Par contre, il nous annonce qu’il aura surement beaucoup de travail en fin de semaine (courte semaine) donc le van sera peut être remonté que samedi… Ensuite ils (Wayne et son gars) nous tapent la discute, on ne comprend pas tout mais ils nous ont offert des bières alors c’est cool ! On parle caravaning et Wayne dit que c’est si grand l’Australie… Il nous propose des docs, c’est avec plaisir. Puis on se met à parler du frigo, on explique alors qu’il ne marche pas, et ils pensent que c’est peut être à cause de l’inclinaison du parking. Wayne nous met donc le van sur cales, comme ça on dormira mieux aussi !
Après une bonne douche méritée au camping (qu’est ce qu’il va nous manquer la semaine prochaine !) on se régale de notre poulet à la crème (ingrédients achetés en deux temps trois mouvements à Cronulla avant de rentrer) préparé avec amour par mon Amour ! Après un coup de fil de Nanette au dodo.

Désolés l'appareil photo est resté à la maison aujourd'hui...

mardi 27 avril 2010

Manly et Sydney by night

On avait oublié le bordel que font tous les commerces de bon matin (7h). Du coup même si on traine un peu, on se lève tôt. Coucou à Wayne et à sa femme, on comprend (malgré l’accent) que notre culasse part à l’inspection et qu’il va s’occuper de notre radiateur. Nous on part prendre le train, il faut bien rentabiliser ce billet, direction Manly en ferry.
Vue la longueur du trajet (1 h de train + 1 changement + 30 min de ferry + attentes) on mange direct en arrivant car le Lonely Planet conseille un Fish & Chips et ça nous tente bien ! En plus ça nous permet de ne pas suivre la foule de moutons qui sort du même ferry que nous. Le vendeur très aimable, souriant et faisant un effort pour qu’on le comprenne, nous dit d’aller admirer la plage et nous conseille un glacier. La plage est effectivement superbe même si le temps est gris. Cette fois je me baigne et John à froid, les vagues ne sont pas trop grosses.
Puis on décide de longer la plage pour voir les magasins de surf. Toujours pas d’occasion mais on décide quand même d’acheter la planche ($70 avec leach au lieu de 140). Du coup John se baigne et je regarde. Quelques sensations sympa mais rien d’extraordinaire, les palmes manquent vraiment. Petite douche avec shampoing à la sortie de la plage. En retournant vers le ferry on s’achète une méga glace trop bonne chez les scandinaves !
On se retrouve encore à Circular Quay devant ce magasin de vin… Bien encombrés avec notre planche, on achète quand même une bouteille qu’on sirote un peu plus loin que la dernière fois pour changer de point de vue. Une fille fait quelque chose entre de la danse et un art martial, seule avec un éventail, assez impressionnant… Deux petits lapins noirs qui semblent n’appartenir à personne se promènent dans ce petit coin d’herbe, bizarre… Des tas de jeunes couples d’asiatiques viennent en groupe se photographier entre eux, n’importe quoi… Mais tout ça ne gâche pas la vue, c’est grandiose le ballet de ferry devant cet opéra différent et magnifique sur toutes ces faces. Aujourd’hui on s’est trimbalé le trépied, donc Mamour fait de jolies photos du pont et on décide de rentrer. Cette fois on s’arrête au Hungry Jack’s juste sous la gare, pas bon mais pas cher. Pas de douche au camping ce soir et dodo à 22h30.

Énorme paquebot au départ de Sydney


Dernières lueurs du jour sur l'opéra


Couché de soleil sur les 2 stars de Sydney


L'opéra à contre jour


Sydney Opera House dans toute sa splendeur


Spot de l'apéro


Harbour Bridge sous les cocotiers


134 mètres au dessus de la baie

lundi 26 avril 2010

Bondi Beach

Le lendemain on décide d’aller à Sydney, nous voilà donc en route plutôt de bonne heure. Une fois à la gare on hésite longtemps sur le billet de train à prendre, finalement on opte pour un billet « semaine », tout bus, tous ferry et 2 zones de train, pour $48 par personnes mais au moins on pourra faire ce qu’on veut sans être en infraction. Donc on prend le train jusqu’au terminus Bondi Junction puis un bus jusqu'à Bondi Beach. Clin d’œil au backpakers ayant abrité John il y a 5 ans. En surplombant la plage, nous sommes soufflés, par le vent et par la vue. Un attroupement au fond de la plage pour une course de natation dans les vagues, truc de fou ! On s’installe loin de cette agitation pour regarder les surfeurs et les bodyboarders qui nous donnent bien envie… du coup John se baigne, trop de vent pour moi…
Cette plage est réputée pour les gens qui viennent s’y montrer et effectivement tout un tas de personnes courent dans le sable sec ou dur, avec ou souvent sans chaussures, mais toujours fiers ! Sans compter tous les touristes, asiatiques, qui viennent se faire prendre en photo et mouillent leurs chaussures. Quand nos estomacs le réclament, on se cherche quelque chose. Tout est cher…John craque pour une bière allemande alors que je cours aux toilettes. On passe devant quelques surf shop mais pas de planches à moins de $70. Puis en remontant vers le sud on croise une personne en train de manger un épis de maïs, puis une deuxième : l’envie de maïs nous prend ! 200 mètres plus loin on trouve enfin le resto asiatique (et oui toujours eux) qui vend à emporter et pas cher des épis de maïs cuits, beurrés et salés et des barquettes de riz ou nouilles. On s’en sort donc pour $7 par personne à manger largement à notre faim assis dans l’herbe face à ces vagues superbes. Avant de reprendre le bus vers la ville, on décide de s’approcher de la piscine plutôt remarquable de Bondi Beach. Le départ de la rando des plages nous donne bien envie mais ça sera pour un autre jour. En revenant sur nos pas, on aperçoit un gros poisson dans l’eau… un requin ? un dauphin ? une otarie !! Quand elle monte à la surface pour jouer avec le gros poisson qu’elle a pêché c’est évident qu’on est loin du requin ou du dauphin. Mais quand elle joue dans les vagues, le doute est entier !! En tous cas ça fait parler tout le monde !
Dans le bus direction le ferry, on choisit de s’arrêter de l’autre coté de la plage pour s’approcher des rochers où les vagues éclatent, frissons garantis et jolies photos aussi. Le bus direction Watson Bay longe une crête à pic qui promet aussi de sacrés paysages, à faire ?! On arrive pile à temps pour le ferry, en plus c’est direct vers la city et super rapide, trop extra, mais encore du vent… Arrivée sur Sydney et découverte de l’opéra avec un soleil déclinant : impressionnant !!!
On s’approche de l’opéra, séance photos sans trépied… impossible d’y entrer car un spectacle commence bientôt, et les gens sont sacrément classes. Envie d’un pot mais dans le quartier pas moyen de trouver quelque chose d’abordable, alors on craque pour une bouteille de Riesling (millésime 2008) premier prix et une barquette de frites (millésime Hungry Jack’s) pour absorber. Direction un banc pour faire face à l’opéra et glou glou… inoubliable !
On prend la direction de la gare, bien éméchée pour ma part et tous deux ravis de cette journée. En rentrant petite douche chaude au camping… que c’est bon ! De retour au van, John trouve la force de nous faire à manger et moi de faire la vaisselle même après qu’il n’y ai plus d’eau dans nos citernes. Par contre la plage ça fatigue alors vite dodo, surtout que demain notre culasse part au décapage…

Bondi Beach, the place to be


Bondi Beach haute en couleur


Piscine de mer


North Bondi au dessus des rochers


Petite pause au soleil


Même pas peur !


A l'abri du vent


Strate géologique

dimanche 25 avril 2010

Magic Willy Bus nous fait le coup de la panne

De bon matin, nous traversons le Royal National Park afin de rejoindre la City. Toujours des décors de forêts vierges et de rivières, toujours aussi vallonnés. Puis tout à coup la ville, nous rattrapons les français partis peu avant nous dans leur Toyota Hiace bien vieux. En plaisantant, John se dit que, pour les remercier de leur amabilité, s’ils tombaient en panne, pas sûr qu’on s’arrêterait. Manque de peau, notre van, Magic Willy Bus dit MWB, se met à brouter, on passe à l’essence mais ça ne change rien. Puis une fumée blanche apparaît dans le rétro, on cherche vite un coin où s’arrêter, ça sera un parking du magasin de bricolage Bunnings. On s’aperçoit en ouvrant le moteur qu’évidemment c’est le joint de culasse. Pour éviter de voir tout de suite un garagiste, on confectionne une petite affiche « Looking for mechanical advices » en espérant tomber sur quelqu’un qui s’y connaît… Tiens enfin une voiture qui s’arrête, peut être notre chance. L’homme semble s’y connaître un peu et nous explique que de l’eau de refroidissement doit partir dans les échappements. Il nous accompagne chez un garagiste qu’il connaît et qui est spécialisé en GPL. Pour lui c’est soit « juste » le joint de culasse ($700), soit la culasse à reconditionner (beaucoup plus cher…). Il nous conseille d’aller voir un collègue à lui, ce monsieur nous dit d’attendre une heure… On s’installe sous un pauvre parasol en attendant, midi approche mais tellement blasés on n’a pas faim. Ce qui est le plus frustrant c’est que la jauge de température ne nous a jamais indiqué un quelconque problème ! Après 30 min, le gars nous prend le camion, et regarde le moteur. Lui n’a jamais vu un truc pareil de ces 20 ans de carrière (prend nous pour des cons…) et nous annonce 2000 dollars de réparations. De plus il ne pourra pas commencer avant mardi car lundi férié et beaucoup de boulot. Dépité par son attitude on va chercher un autre garage. Enfin, on trouve un garagiste plutôt sympathique qui veut bien commencer l’autopsie demain. De toute façon on est bloqué ici, hors de question de rouler plus avec le moteur dans cet état, ça serait tout juste bon pour empirer les dégâts. Nous prenons donc un abonnement à leur parking. Ils (Wayne et sa femme) nous expliquent tout ce qu’il y a dans le coin : centre commercial, station de train direction plage ou city, toilettes dans le garage à dispo quand ils sont là, pour les douches ça sera plus compliqué mais dans l’immédiat on s’en fout !
Pour me changer les idées je décide d’aller faire un tour pendant que Mamour se repose un peu. Je me perds dans le centre commercial en voulant acheter une carte téléphonique et 3 bières pour oublier… Bref ce soir pour fêter nos 2 ans et un mois on se paye un Hungry Jack’s, et oui il faut commencer à penser aux économies. Petit coup de fil à Nanette pour partager nos malheurs, elle nous dit que c’est le destin et que ça aurait pu être bien pire, elle a bien raison ! On aurait pu se retrouver en rade au milieu du bush !
Wayne nous a sorti une rallonge électrique pour qu’on ait le courant dans le camion, ce soir un petit film bien sympa, Kiss Kiss Bang Bang qui nous fait rire et oublier nos misères.

Samedi matin, Wayne apparaît à 7h, on s’affaire alors à préparer le camion pendant que lui ouvre sa boutique et sort ses panneaux publicitaires avant de nous annoncer qu’il part déjeuner. Donc on se cale dehors en réfléchissant à notre journée. La nuit a été plutôt bruyante et lumineuse donc on a besoin de calme. Finalement il attaque à démonter le van peu avant 9h, nous installe des chaises à côté de lui pour le regarder travailler. On discute un peu mais c’est pas évident avec son accent bien prononcé. En tout cas il en enlève des choses dans le moteur (même le siège chauffeur y passe) 1h30 plus tard, la culasse est sortie avec son milk shake à la vanille, le joint est effectivement mort, un peu de corrosion, c’est un problème de chauffe qui ne date donc pas d’hier. Pourtant il ne fumait pas blanc… La culasse, et le radiateur seront vérifiés dès mardi, le camion sera prêt à reprendre la route jeudi ou vendredi, normalement…
Du coup même si la nouvelle n’est pas extra, on se détend, on ressort le camion pour passer le weekend dedans et économiser le backpackers. On prend nos affaires et direction la plage à Cronulla en train (4,40 dollars par personne pour 3 stations). Dans le village on cherche le resto le moins cher pour notre repas de midi. A la plage nous sommes heureux de constater la présence de douche, nous n’avons pas pris nos savons et shampoing pour rien ! La plage est grande et très jolie, avec peu de monde. A droite des rochers magnifiquement grignotés. De l’autre côté des piscines aménagées sur la plage qui se remplissent au gré des marées d’eau de mer (et de sable). On se trouve un petit coin avec quelques vagues. On regarde des jeunes qui font du bodyboard et les gros nuages noirs qui approchent… Finalement on se jète à l’eau elle est plutôt bonne (21°C) et on s’amuse un bon moment, ça détend sacrément, même si ça n’est pas extra pour notre digestion des produits australiens… En sortant on se prend notre douche : shampoing juste devant le poste de secourisme, voilà les manouches !!!
Le cul trempé on prend une nouvelle route vers la gare. Deux arrêts dans des boutiques de surf ($400 la planche de bodyboard, c’est pas trop ce qu’on cherche). Puis une galerie de photo attire notre attention. Le gars, Scott Hutcher, s’est spécialisé dans les photos de vagues, son site www.seawater.com.au à voir car photos superbes. Il a choisi de les recouvrir d’un épais verre en acrylique avec au dos pour système de suspension un cadre métallique qui permet de ne pas incliner la photo ! Tout ça rend très bien, le prix un peu moins $800 en moyenne.
Le retour à notre maison sur roues (qui roule pas) se fait sans encombres. Wayne et tous les autres commerçants sont partis, on s’installe à notre camion, le moteur ouvert, le frigo qui ne marche pas (même au 220) sans film français visible sur le pc… la crise.
En promenade apéritive, je cherche du WIFI (pour vous écrire) et au Hungry Jack’s ils n’en ont même pas !!! Je cherche aussi une cabine téléphonique pour appeler Maman qui doit commencer à languir, j’aurai peut être plus de chance demain.
On se mange des pâtes pour finir le gruyère qui traine à 20°C depuis quelques jours. Puis petits moments de tendresse pour oublier nos ennuis et c’est repartis pour une nuit dans le bruit, en plus il pleut ! La séance dans les vagues nous a bien fatiguée, on devrait bien dormir !

En ce dimanche matin réveil à 7h30 plutôt de bonne humeur, sous un ciel gris et quelques gouttes de pluie. Petit déjeuner au lit (trop facile), une inspection du frigo ne permet pas de faire de diagnostic qui nous plait genre : un fusible mort, des fils débranchés… John s’attaque à ses photos pour poster ce soir au Mac Do, moi je lis « La prophétie des Andes » que Maéva m’a prêté, intéressant…et puis j’écris… Je vais devoir bientôt copier sur le pc pour nos chers lecteurs ! Une fois les posts prêts direction le centre commercial. Dans le Food Hall nos estomacs nous arrêtent devant un kebab, nous en voila encore pour $20 ! Puis au Mac Do, ils ont bien le WIFI mais la machine à Sunday ne marche pas… On consulte le blog : 12 commentaires sur le dernier post youhouuuuuu ! Willie-willie, la tempête du bush ou Magic bus nous plaisent bien, à méditer ! On poste et là les magasins baissent leurs lumières, merde on a fait que deux jours… On tente un troisième qui passe sur le fil, et puis trois jours c’est suffisant, faudrait pas que ça devienne une corvée pour nos lecteurs. En sortant, on tombe sur des cabines, on appelle donc nos parents, ça faisait longtemps et à11h tout le monde est levé ! Sauf le Yves… Pour 30 minutes de communication, on doit donner $1 à la machine et environ $2 sont pris sur notre carte, ça reste raisonnable. En rentrant pas tellement faim et plutôt sommeil, donc voilà notre premier mois en Australie terminé !

Spot de nos 6ème à 13ème nuits...


La photo parle d'elle même


Pas de soucis on reste connectés


Même en ville on s'adapte !

jeudi 22 avril 2010

Bonnie Vale Campground

En ce début de journée, pour éviter de faire souffrir notre camion dans la pente de notre arrivée, on opte pour une autre route, vers le sud. Mais un raccourci nous fait de l’œil et pas trop de zig-zag en vue. Pourtant quand on s’y engage ça tourne direct… Une forêt à couper le souffle, type amazonienne, dense et des lacets dignes des routes alpines. En montée, en descente… Puis tout à coup des maisons, ça redevient plat, et une ville, Berry. On prend la Princess Highway (après 3 courses : on a enfin du sel) qui n’est pas très large pour une highway et qui tourne encore pas mal. Et là les montagnes s’ouvrent pour nous laisser voir l’océan, splendide ! Un énorme magnolia dans un champ nous interpelle. La montée jusqu’à Mont Pleasant fut quelque peu éprouvante mais l’horizon est une belle récompense. Pour atteindre Wollongong, on choisit la petite route qui semble longer la côte, mais en fait c’est une plongée en ville en longeant les raffineries, dur pour nous. Mais en remontant, le Sea Cliff Bridge nous ramène à l’océan, les petites plages au bord de la route nous donnent vraiment envie ! Puis on rentre dans le Royal National Park, la forêt est toujours aussi dense mais plus sèche : nous sommes sur un plateau mais impossible de voir au dessus de cette végétation archi dense, on se sent presque dans un labyrinthe, sans recul, légèrement oppressé. Mais au bout un charmant village, Bundeena, nous accueille avec que des rues sans issues bien sûr. Au cour de notre recherche du camping, on se retrouve à Maianbar où un adorable tenancier d’un restaurant-magasin nous indique la route. On en profite pour manger chaud et surtout sans préparation ni vaisselle.
Arrivée au camping, Bonnie Vale Campground, aucune indication de l’endroit où payer. On s’installe près des sanitaires, à l’ombrette ! Petit tour à la plage avec vue sur Cronulla (sud de Sydney) seuls quelques pêcheurs et des filles qui se font bronzer la rondelle, en tout cas aucun baigneur… On y va quand même car elle est si bonne (21°C) en automne ça doit surprendre les gens ! En revenant, la douche chaude (presque trop) fait un bien fou, c’est drôlement plus pratique que la bouteille. On demande à un campeur comment payer (oui on a lu dans notre guide que c’est payant) il nous indique d’aller voir les rangers, nous on préfère les attendre…
On décide de copier nos aventures sur le pc mais la batterie tombe vite. Oh le frigo nous fait des siennes encore : le 12V ne marche pas et presque plus de gaz, tout ça pour une moyenne de 12°C pendant 3 jours… Oups il va falloir aviser.
Tiens les français de Bendeela sont là mais ne nous parlent pas, il ne faut pas rêver. Un couple de jeunes nous demande comment payer, on leur explique qu’on attend les rangers. Puis un couple plus âgé nous pose la même question, on a l’air si au courant que ça ?! Eux n’ont pas réussi à rentrer, on leur parle donc de notre théorie du détecteur de poids et les voilà qui passent devant nous avec leur bus !! Un Toyota Coaster en magnifique état, ça fait rêver.
Les moustiques sortent, on rentre ! Comme l’appétit ne vient pas on choisit d’aller faire un tour sur la plage. Ce soir John cuisine et je fais la vaisselle dans les grands éviers avec de l’eau chaude. 20h (fermeture du parking) et 20h30 (fermeture du camping) sont passés et pas de rangers, on va sûrement dormir gratuit cette nuit ! Coup de fil à Nanette, prévision de nos occupations de demain et dodo.
La nuit fut plutôt bonne et le réveil plutôt violent avec tous les oiseaux de ce parc naturel. Quel plaisir de bon matin d’avoir un trône ! Tiens un 4x4 des rangers passent… il nous sourit et continue sa route. On a toujours pas payé… Tous les gens nous disent bonjour en passant, tous sauf les français ! Petit dej dehors au soleil accompagné de tous ces oiseaux. Puis départ peu avant 9h pour profiter un max de Sydney et se laisser le temps de trouver un coin où dormir ce soir.

Vue sur Stanwell Park


Spot de notre 5ème nuit


Vue sur Cronulla by night


Pêcheur de nuit, tranquillité assurée


Un étrange rond qui a attiré notre curiosité

mercredi 21 avril 2010

Wombats à Bendeena Campground

Ce coin de verdure, au bord de la rivière, avec WC, eau à volonté est superbe. D’ailleurs on commence par faire le plein de nos 2 fois 10 litres d’eau en prévision de nos douches ! On se trouve ensuite notre petit coin entre 2 camions au bord des arbres. Le petit bain dans la rivière n’est pas vraiment envisageable car ici pas d’accès, ça sera juste la douche au jerricane et au gant ! Puis (puisque tout le monde en parle) on attend le passage des wombats, le jour tombe, rien… pourtant on a bien repéré leurs énormes terriers juste derrière nous… Nous profitons quand même du balai des kangourous en face (mais loin par rapport à hier) des cris d’oiseaux et des bruits d’ailes des flying fox juste au dessus de nous… Des sons dont on n’a pas tellement l’habitude et qui sont ici tous réunis, c’est époustouflant… Finalement une fois la nuit bien tombée, on entend enfin un wombat qui rampe dans l’herbe, on se fige, et lui fonce vers le camion et se met à se gratter vigoureusement à la carrosserie. On comprend alors soudain ce que voulait dire la suisse quand elle nous racontait avoir eu l’impression que quelqu’un sciait son camion pendant qu’elle dormait ! On l’éclaire, on s’approche, il ne fuit pas vraiment, continue à se gratter et à brouter. Ensuite, la nuit aidant, de plus en plus sortent, le croissant de lune nous aide tout de même à les distinguer. En fait ils ressemblent, dans leur posture à des oursons : pataud et trapus, et pour leur tête à des cochons d’Inde, mais de 30 cm de haut au moins et jusqu’à 80 cm de long. Un petit pas trop farouche se laisse prendre en photo par nos voisins français (qui ne nous on absolument pas adressé la parole… quoiqu’il faut avouer que ce silence incite à parler doucement) il est à quelques mètres de nous et broute tranquillou. Nous aussi on cherche à en prendre en photo mais la frontale ne suffit pas pour faire la mise au point. Des jeunes bruyants ne semblent pas intéressés par les wombats mais leur bordel ne dérange pas les animaux. Par cette belle nuit étoilée John décide de faire une pause longue sur le ciel pendant environ 50 min, le résultat est impressionnant : tout tourne autour d’un point, que nous ne connaissons pas d’ailleurs… En rentrant son matos, le trépied tombe sur le pied de mon Amour, aïe l’orteil !! ça ajouté à cette montée-descente terrible, notre rando à la cascade demain est compromise… Ce soir après séance lecture et écriture on se couche, dodo vers 22h.
Plusieurs fois dans la nuit, des wombats sont venus se gratter et c’est la seule chose qui nous a réveillé car les jeunes ont été finalement assez calmes. 7h30 on émerge doucement toujours dans ce calme et ces quelques cris d’oiseau. Ce matin beaucoup de canards nous accueillent dans le brouillard épais mais pas si sombre, et qui se dissipe tranquillou. Un groupe électrogène nous embête une petite heure et la tranquillité revient alors que les jeunes pêchent et les voisins émergent un par un avec le soleil, à croire que le brouillard les attendaient. Comme prévu le pied de mon Amour est trop douloureux pour une marche, nous allons donc rester tranquille ici aujourd’hui, ça va faire du bien aussi ! Plusieurs voisins partent dont les français sans nous avoir adressé un mot, mais deux énormes bus (50 places) arrivent remplis de jeunes puis disparaissent. Où sont-ils allés ?
Environ 10 4x4 arrivent à la queue-le-le, eux se garent à côté, au niveau de la mise à l’eau car ils ont tous les canoës et ce sont tous de gentils petits vieux sportifs, épatants ! Deux hommes reviendront à midi, les autres vers 16h. Nous montons une bâche pour nous abriter du soleil qui s’intensifie. Les jeunes qui étaient installés près de nous hier partent enfin, mais laissent derrière eux tout un tas de détritus auxquels s’attaquent les oiseaux, je ne supporte pas et vais ramasser tous ça, c’est incroyable ces jeunes australiens ne se rendent pas compte de ce qu’ils ont !
Vers 12h30 on se préparent les saucisses achetées la veille, les saucisses australiennes sont décidément bien bizarres pour nous… Après ce repas, je décide d’aller faire un tour et voir où les jeunes sont installés, car certains viennent se baigner près de nous. En fait cette aire est bien plus grande que ce que l’on peut voir et les jeunes sont tout au bout avec leurs tentes. Il faut voir ce que ça va donner ce soir… En revenant je décide de repartir mais du côté de la centrale hydroélectrique cette fois. Les gros fils font un sacré bruit au dessus de ma tête. Impossible de s’approcher pour voir de plus près, je continue donc de remonter la dirt road par laquelle nous sommes arrivés. Là un énorme kangourou effrayé (au moins autant que moi) me coupe la route en bondissant pour aller se jeter dans la pente pleine d’herbes et d’arbres… En continuant ma montée, je guette donc d’éventuels copains à lui mais en vain… Par contre ici les corbeaux (du moins ce qui y ressemble) croassent beaucoup moins, c’est reposant ! Entre deux arbres denses j’aperçois le van, Mamour est trop affairé à faire la vaisselle et son bricolage pour m’entendre. L’ombre naturelle de nos voisins les arbres lui permet de démonter la bâche. Cet arbre qu’aime tout particulièrement notre ami l’oiseau le Kookaburras, pas bruyant lui au moins, curieux et agile car il vole à 10 cm de nos têtes sans problème et choppe sa nourriture (vers ou notre viande) avec beaucoup d’adresse. Séance lecture pour voir la suite pour demain, ma petite douche à la bouteille avec la barque en fond (les gens décident vraiment mal leur moment pour une promenade sur l’eau !!) photos, approche des kangourous décidément sauvages…
On attend calmement la nuit et les wombats, assis par terre, appareil photo et lumière à la main. Derrière nous un petit sort en se grattant. Il nous « voit » et nous fonce dessus ! Il sent John de très près et finalement va se gratter au camion, photo de ses fesses !
Pendant notre repas à l’intérieur du van, une procession des jeunes du fond passe au milieu du camping, je ne sais pas s’ils se rendent compte du bruit qu’ils font, pauvres wombats ! En tout cas les grattements ont continués dans la nuit pour accompagner nos rêves.
Toujours autant de brume à notre réveil (7h30 à cause des corbeaux). Je m’aperçois qu’un gros wombat garde la porte de son terrier mais entre mon bruit et celui des jeunes qui se baignent déjà, il se rentre tranquille chez lui ! Sa couleur est moins foncée que ce que je voyais la nuit mais bien grise, comme sur les photos, toujours aussi mignon.
A 8h45 on quitte cette jolie place paisible direction le nord, et Sydney.

Pause longue, cherchez la croix du Sud


Vue matinale de notre spot pour 2 jours, cherchez le camion


Et au milieu coule une rivière


Notre ami le Kookaburras


On n'a pas voulu choisir entre les 2...

Notre ami le wombat gratouilleur


Son collègue bien plus petit


Mais qu'est ce qu'il me veut lui avec son flash

mardi 20 avril 2010

Canberra

Attention deux autres post ont été publiés aujourd'hui !

Au programme aujourd’hui visite de Canberra puis direction la nature!
Arrivée à Queanbeyan, pour prendre des nouvelles de la batterie : le gars la teste et nous annonce son décès, quelle surprise ! On en achète donc une d’occasion, il nous assure qu’elle est en très bon état…On la monte puis on prend la route vers Canberra.
On se gare sous le parlement et on le visite. Vue imprenable sur Canberra, la fausse ville. Oui car tout est trop « carré » pour être une vraie ville. Pas de bruit, pas d’embouteillages ! Puis un petit tour à la galerie, des choses magnifiques, et d’autres très… surprenantes (cubiques et abstrait) mais sans explications, c’est assez inaccessible (surtout pour nos deux estomacs). Et dans cette fausse ville, difficile de trouver un café qui à l’air pas trop cher. Donc on en sort et on prend à grignoter dans un BP. Nous voilà en route pour Kangourou Valley et Bendeela. En chemin on longe les rest area qui nous auraient plu, si on était partis plus tard de Canberra, car elles étaient à côté d’un lac. Mais en fait le lac à laisser place à une gigantesque plaine, sans arbres ni rochers, que de l’herbe rase et un sol très plat. Quelques moutons y ont été installés, peut etre en attendant les prochaines pluies qui rempliront le lac. On a repéré une cascade sur le chemin, il est tôt donc on s’y arrête pour repérer ce que l’on peut faire demain : petit parking, boutique avec accueil sympa et la Fitzroy fall (méga impressionnante) avec une petite rando d’une heure qui semble amener à un point de vue bien exploité par le photographe exposé dans la boutique. Plus qu’une quinzaine de km nous séparent de la zone de repos repérée, une descente infernale s’engage dans une foret tropicale dense : quel contraste avec ce qu’on voyait jusqu’à présent ! Mais cette descente vertigineuse n’est pas appréciée par les plaquettes de frein, une pause s’impose ! En s’approchant du lieu de camping, sur une route étroite, on manque d’écraser un énorme kangourou.
Le camping et les aventures qui nous y attendent au post suivant !

Gros bisous à nos familles et à nos amis, on pense beaucoup à vous !!!!
Merci pour vos commentaires, ça fait vraiment plaisir ! On réfléchit pour le nom du van, Willie-Willie et Magic Bus sont d'excellentes idées. Magic-Willie pourrait le faire même si en ce moment il n'a rien de magique..........


Le parlement australien et sa mosaïque aborigène en 1er plan


Toit du parlement et son drapeau qui ne veut pas flotter


Grand Hall (cirée 24/24) et sa tapisserie aborigène


Chambre des représentants, couleur vert eucalyptus


Le Sénat, rouge ocre couleur de l'outback


Portrait de la Reine Elisabeth II avec quelques années en moins


Fitzroy Fall